En fait, il dit que le « Prophète qui est apparu » a les clés du paradis, ce qui est impossible. La mini-série est purement documentaire et ne contient pas de scènes de reconstitution mettant en scène Mahomet[233]. Ainsi, Majlisi accuse Aïsha, Hafsa, en lien avec Abu-Bakr et Umar d'avoir empoisonné Mahomet[16]. L'orientaliste Jacques Langhade relève toutefois que Mahomet est omniprésent dans le Coran, du fait qu'il y est maintes fois interpellé. Fresque de la basilique San Petronio de Bologne en Italie, où Mahomet est tourmenté par un diable. nécessaire]. Selon René Marchand, Mahomet et ses disciples, privés de ressources, montent en secret plusieurs expéditions qui échouent contre les caravanes faisant le cabotage entre les oasis, jusqu'à l'attaque en mars 624 de la grande caravane à Badr, connue sous le nom de bataille de Badr où ils sont vainqueurs[88]. Néanmoins, initialement compris comme un adjectif, Ahmad interprété comme nom propre n’apparaît qu'au IIe siècle de l'hégire[132]. . Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, a rapporté beaucoup de hadiths, et reste aux côtés de Mohamed jusqu’à son lit de mort. Certains les limitent à 99 pour ne pas dépasser le nombre des noms divins[39]. Rabie II. En 2005, la publication de douze caricatures de Mahomet par le journal danois Jyllands-Posten soulève la colère dans les pays musulmans[253]. L'introduction porte le titre " la dévotion au Prophète de l’islam, une histoire qui reste à faire", L'un des articles de références sur le sujet est : Gruber Chr., ", Between Logos (Kalima) and Light (Nur): Representations of the Prophet Muhammad in Islamic Painting. Considérant la prolixité du Coran sur les familles des prophètes, ils considéraient qu'il était impossible que le Coran n'évoque pas davantage la famille de Mahomet. Mahomet est considéré par les musulmans comme le dernier des prophètes et des messagers dans le sens où il termine et scelle le cycle de révélation des religions abrahamiques[Note 67]. Quant à eux, « les hanafites (et muʿtazilites) font ainsi prévaloir le ra’y, l’intelligence mise au service du jugement, plutôt que la stricte imitation des actions du Prophète et des anciens (salaf) érigés en modèles atemporels. Pourtant, contrairement aux autres prophètes les références à la famille du Prophète restent allusives, vagues, parfois même ambiguës. On peut citer la Doctrina Jacobi, l’Apocalypse du rabin Shi’môn b. Yohai, la chronique khûzistâne (660), celle de Jacob d’Edesse (691/692), L’Histoire des patriarches d’Alexandrie (avant 717), la « source orientale espagnole » (741), la « source commune syriaque » , la chronique syriaque de 775 , la chronique de Zuqnin (775 ; ), la chronique samaritaine (compilée au plus tard au XIVe siècle[7]. ». Le Prophète lui-même, devinant la vénération dont il commençait d’être l’objet et désireux de prévenir tout risque d’idolâtrie, a souvent rappelé qu’il n’était qu’un homme. Il aurait rédigé cette biographie en se basant sur les témoignages de plusieurs autres compagnons de Mahomet. Mahound est une manière péjorative dont Mahomet a été désigné en anglo-normand pendant le Moyen Âge, par exemple au XIIe siècle dans La Chanson de Roland[170],[171], au point de devenir un nom commun[172]. Cela veut dire que le cœur du message du Prophète, dans le premier témoignage dont nous disposons en dehors de la tradition islamique, apparaît comme le messianisme judaïque[9]. Tirmidhi, cité d’après Manazir Ahsan Gilâmi. XXXIII, Les Coalisés : 49-51, Jâmi'ul Ahkâm'il Qur'ân, Qurtubî ; (Cor.IV, Les Femmes : 3), version intégrale latine et traduction française en ligne, https://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/une_approche_historico-critique_de_lislam_des_origines.asp, http://www.ifao.egnet.net/uploads/manifestations/2017/Re_Asume_As_2e_Congre_As_GIS_5_8juillet2017.pdf, "The Life of Muhammad, BBC Two, review", article de Chris Harvey dans. Avec la prise de Khaïbar en 628, le Prophète était devenu l'homme le plus riche du Hedjaz[24] et pourtant à sa mort il ne laissa rien comme héritage[25] ; il ne possédait au moment de sa mort qu’une tunique, un pagne de tissu grossier[26] et avait gagé son armure contre un gallon d’orge chez un juif[27]. Cependant, il n'est jamais fait mention de ce terme dans les manuscrits de la Bible en langue grecque et une association de ces termes « reviendrait à traiter une langue indo-européenne (le grec) comme une langue sémitique » dans laquelle primeraient les consonnes et où les voyelles seraient variables, ce qui est inexact[202],[200]. […] Un autre de ses titres est : « le beau modèle ». Il lui revient donc, dans la croyance islamique, de restaurer la loi ainsi que la foi incorruptible du monothéisme d'origine tel qu'il fut apporté par Dieu à Adam, Noé, Abraham, Moïse et Jésus, ainsi que tous les autres prophètes venus avant lui[176]. Alphonse de Lamartine écrit en 1865 Les grands hommes de l’Orient : Mahomet, Tamerlan, le sultan Zizim. Ibn Sa'd attribue plutôt la mort de Mahomet à un sortilège. »[113]. » (Sourate 3: 38-39) Les prières du Prophète Zakarya ('alayhi Salam) étaient exaucées et il fut béni par un beau et vertueux fils, Yahya ('alayhi Salam). Le prophète Musa (PSL) et son frère Harun (PSL) ont guidé les Israélites pendant 40 ans. En vérité, les choses mises en mouvement aujourd'hui sont des actes d'anarchie, et je crains que, […] nous recevrons l'antichrist. Leur lignée remonterait à Mahomet par l'intermédiaire d'al-Hasan ou d'Al-Husayn, les enfants de Ali ibn Abi Talib et de Fatima Az-Zahra, la fille de Mahomet[réf. « Une tradition, appuyée sur une interprétation incertaine d’un verset du Coran, fixe d’autre part à quarante ans l’âge de Mahomet quand il commença sa prédication. « Il a retiré toute l’Asie de l’Idolâtrie… », « Ton Jésus ne vaut pas mieux que Mahomet, Mahomet pas mieux que Moïse, et tous trois pas mieux que Confucius qui pourtant dicta quelques bons principes pendant que les trois autres déraisonnaient; mais en général tous ces gens-là ne sont que des imposteurs, dont le philosophe s'est moqué, que la canaille a crus et que la justice aurait dû faire pendre. Johnny Hallyday 27,331 views. Deux fois avant sa fuite et une fois lorsqu'il était à Médine. Certaines variantes peuvent avoir un aspect péjoratif. Cette mise en place a impliqué de « négliger les textes litigieux » et de s'estimer « libre dans l'interprétation ». Pour Frédéric Imbert, la plus ancienne mention de Mahomet en Arabie, dans un graffiti daté, remonte à 692-693. Pour Shoemaker, si elles accueillent parfois des éléments de traditions musulmanes primitives, elles ont été fortement modifiées. Suite à cet épisode, le droit lié aux adoptions évolue et les adoptés doivent porter le nom de leur père naturel. Pour Dye, « Il me semble à peu près impossible de retrouver la réalité historique derrière tous ces récits, mais l’idée traditionnelle selon laquelle le Prophète aurait eu sept enfants (un chiffre qui n’est pas anodin dans la culture biblique) ne paraît pas être une information historique. C'est ainsi, par exemple, que se met en place la doctrine de l’impeccabilité de Mahomet et des prophètes, absente des premières générations de musulmans et contraire, pour ceux-ci, à la formule coranique disant que Mahomet est un « homme comme les autres ». Le Coran aurait été compilé après la mort de Mahomet, à partir de transcriptions sur des supports divers, par ses disciples. […] Un autre de ses titres est : « le beau modèle ». La tradition islamique a hérité de l’interdiction juive de la représentation de Dieu, elle-même issue du Décalogue[214], mais l'aniconisme n'a jamais explicitement été promulgué : l'interdit pesant sur la fabrication d’images cultuelles « d’êtres vivants ayant un souffle vital (rûh) » (autrement dit, les êtres humains et les animaux) n’est pas posé par le Coran, ni la Sunna[215], ni, à proprement parler, par aucun des hadiths[216] même s'il est incontestable que ces derniers véhiculent une conception fort négative — presque diabolisante — des images[217] : leurs créateurs sont soupçonnés, voire accusés, de se livrer au blasphème en prétendant rivaliser avec l'activité créatrice d'Allah[218]. Quand il cheminait, il lançait ses pieds énergiquement en avant comme s’il descendait une pente. Elle meurt trois ans avant l'Hégire[115]. On trouve la forme brève « Mahum » dans la Chanson de Roland, dès le XIe siècle. Amr bin Hazm, gouverneur du Yémen du temps de Mahomet, aurait compilé tout un opuscule qui nous est parvenu intégralement[Note 7]. Malek Bennabi réfute la thèse de la schizophrénie[127]. Mahomet Mahomet représenté sur une illustration ottomane datant du XVII e siècle , issue de la copie d'un manuscrit ikhanide du XIV e siècle du Kitāb al-Āthār al-bāqiyah (Trace des siècles passés) du savant Al-Biruni , lequel fut rédigé au début du XI e siècle . Certains auteurs préfèrent par ailleurs user d'autres formes vernaculaires : Mohamed, Mouhammad ou encore Mamadou[145]. Selon l'historien musulman médiéval Tabari, Khadija, aurait été la première à se convertir à l'islam et Waraqa serait donc la deuxième. Il est issu du mariage de `Abdullâh ibn `Abd al-Muttalib et d'Amina bint Wahb. La tradition musulmane calcule la date de naissance de Mahomet à partir de la date de sa mort[57],[Note 15],[Note 16]. Il avait fait descendre en moi son Verbe, et l'Esprit-Saint avait choisi ma demeure pour son habitacle. » Écrit à but apologétique anti-chrétien, elle évoque la présence de Mahomet lors des campagnes contre les empires perse et byzantin : « De cette façon, avec celui en qui nous avons confiance, et en qui nous croyons, nous sommes partis pieds nus, nu, sans équipement, force, arme ou provisions, pour lutter contre le plus grand des empires, les nations les plus puissantes dont la domination sur les autres peuples était la plus impitoyable, c'est-à-dire: la Perse et Byzance. Cet ouvrage1 que j'ai sélectionné de "Zad Al Maad Fi hadyi Khayr Al Ibad" de l'Imam Ibn Al Qayyim,2 considéré comme l'un des meilleurs livres écrits sur les traditions du Prophète Mohamed est une approche de la conduite prophétique dans Le Prophète lui-même, devinant la vénération dont il commençait d’être l’objet et désireux de prévenir tout risque d’idolâtrie, a souvent rappelé qu’il n’était qu’un homme. Les recherches menées par Hela Ouardi mettent en lumière la multiplicité des traditions musulmanes liées à la mort de Mahomet. Hormis certaines positions modernes, c'est l'avis d'Ibn Taymiyya (1328) qui est, aujourd'hui, le plus suivi[52]. En 1988, Salman Rushdie évoque Mahomet dans les Versets sataniques, qui provoquent une vaste polémique, assortie d'une fatwa du chiite Rouhollah Khomeini, réclamant l'année suivante l’exécution de l'auteur[255]. Plusieurs hadiths, considérés authentiques par nombre d'oulémas et rapporté tant par Muslim que par Boukhari[Note 49] appuient la thèse d'un mariage à 6 ans. Les premières études consacrées à Mahomet au XIXe et au XXe siècle étaient « optimistes » quant à la fiabilité des sources islamiques. Cela conduit même à penser que l'hypothèse des voyages en Syrie est assez douteuse », « en fait dès cette époque un modèle de perfection physique, intellectuelle et morale », « Une tradition, appuyée sur une interprétation incertaine d’un verset du Coran, fixe d’autre part à quarante ans l’âge de Mahomet quand il commença sa prédication. Mahomet, qui domine alors une bonne partie de l'Arabie, semble s'engager dans des relations diplomatiques avec les souverains des empires voisins de l'Arabie mais également dans des entreprises à visées expansionnistes, ainsi que paraît en attester une expédition avortée contre la Syrie byzantine[102]. Selon la tradition musulmane, il est enterré à Médine dans sa maison-mosquée qui devient un lieu de pèlerinage où sont enterrés ses deux successeurs Abû Bakr et 'Umar[102]. Le Coran est le plus ancien document permettant d'approfondir la vie de Mahomet. Il l'élève comme ses propres enfants[Note 25],[69]. La racine de ce mot nhm n'a pourtant avec celle hmd de Mahomet que deux lettres en commun dans un ordre différent[200]. Ce dernier peut alors se consacrer à la préparation de son retour à La Mecque.[réf. Mets-toi à l’abri du châtiment de Dieu si tu ne le fais pas, eh bien, moi je t'ai fait parvenir ce message ! « d'un côté, il n'est pas possible d'écrire une biographie historique du Prophète sans être accusé de faire un usage non critique des sources ; tandis que, d'un autre côté, lorsqu'on fait un usage critique des sources, il est simplement impossible d'écrire une telle biographie, « toute biographie du prophète de l'islam n'a de valeur que celle d'un roman que l'on espère historique, « L’auteur stigmatise enfin la chronologie de ces récits biographiques, laquelle, en plus d’être artificielle, n’a pas existé avant le milieu du, « sorti d’Arabie pour affronter les Byzantins et les Perses, « De cette façon, avec celui en qui nous avons confiance, et en qui nous croyons, nous sommes partis pieds nus, nu, sans équipement, force, arme ou provisions, pour lutter contre le plus grand des empires, les nations les plus puissantes dont la domination sur les autres peuples était la plus impitoyable, c'est-à-dire: la Perse et Byzance. Saint Christophe entouré par le pape et Mahomet considérés comme les ennemis du protestantisme. Pour l'auteur, « si l’on écarte les innombrables hadiths visiblement forgés et tout ce qui relève de la pure hagiographie, on en vient peu à peu à cerner le noyau d’une très possible réalité historique », même s'il reconnaît que ce critère est assez subjectif et changeant[2]. Mais on ne pourrait pas dire que le sanctuaire se trouvait à La Mecque, ni que Muhammad lui-même venait de là, et on ne pourrait que supposer qu'il s'était établi à Yathrib »[13]. Abū al-Fidāʼ Ismāʻīl ibn ʻAlī, Noël Desvergers. Source : 570 est l'année conventionnelle, parfois 571. Pour Benkheira, « ce qui est étrange, c’est que parfois les tenants de l’hypercriticisme méprisent la tradition, qui n’est que forgeries à leurs yeux, mais ont de l’estime pour le Coran. Au XXe siècle, l'image de Mahomet comme législateur reste importante. Mais bien qu'il ait eu neuf femmes légitimes, il ne laisse aucun fils survivant susceptible de lui succéder à la tête des croyants. Cela pourrait expliquer les traits christiques de Mahomet ou les réminiscences bibliques du récit[1]. Mis en forme deux siècles après les événements qu'elle relate, cette histoire offre une image dogmatique et décalée, avant tout destinée à répondre aux interrogations religieuses, politiques, juridiques ou sociales de son temps. La fondation de l'islam et l'importance de la culture islamique ont influencé différentes cultures et civilisations au cours de l'histoire, faisant de Mahomet une figure de premier plan de l'histoire. En contradiction avec certaines traditions musulmanes, il existe un consensus sur l'absence de transmission écrite, autre que le Coran, avant le IIe siècle[3]. Jabir ibn Abdullah al-Ansari a rédigé plusieurs ouvrages[Note 8].[réf.