Une fois de plus, on constate l’interrelation entre religion et politique. La confrérie devint une force politique essentielle lorsque les disciples d’Ahmadou Bamba décidèrent de mettre leurs fidèles à la culture de l’arachide. Depuis 2000, des élections ont été organisées dans quasiment tous les pays d’Afrique. À leur arrivée dans la seconde moitié du XVe siècle, les Portugais y recherchaient le domaine du prêtre Jean – ce qui s’est avéré une erreur concernant l’ancienne Éthiopie. C’est l’homme africain qui l’a aidé à se découvrir : « Ce fut une nouvelle joie pour nous deux de découvrir que nous nous ressemblions et que, de plus, nous commencions à nous « rencontrer » jusque dans l’âme […]. Celui-ci donna naissance au kimbanguisme, devenu en nombre d’adeptes la deuxième Église chrétienne de RDC. Nous nous demanderons ainsi si la généralisation des processus électoraux a contribué à une consolidation de la démocratie ou si ceux-ci n’ont été au contraire qu’une façade permettant le maintien d’élites dont les discours changent mais non les pratiques, voire un vecteur d’instabilité dans des contextes historiques et culturels éloignés de ceux de l’Occident. Pourtant, deux raisons principales justifient un tel choix : la première tient au fait que lon a toujours voulu, depuis Platon et Aristote, cantonner la réflexion philosophique sur le politique, cest-à-dire à son essence, à ses caractéristiques fo… L’islam était une religion royale, parce que ce fut, pour les royaumes soudanais médiévaux du Ghana, du Mali ou du Songhaï (du XIe au XVIe siècle), la culture et la langue diplomatiques qui assuraient le contact et le commerce de l’or et des esclaves avec les arabo-musulmans du Maghreb, de l’autre côté des routes transsahariennes. Cependant, un certain nombre d’évolutions positives, dans des pays comme l’Afrique du Sud, semblent signaler que la démocratie électorale est en cours d’institutionnalisation en Afrique. L’administration dissimula son lieu d’inhumation pour éviter des troubles. Quelles politiques foncières intermédiaires en Afrique rurale francophone ? La pratique des projets environnementaux en Afrique. Idem au Cameroun, où la récente réélection de Paul Biya en octobre 2011 a été émaillée de truquages divers commis par le pouvoir. C’est le temps de l’essor des grands djihads, ou guerre saintes, lancés par des réformateurs d’envergure qui furent à la fois des religieux érudits et exigeants et des politiques impériaux. Cela fragmente la représentation nationale (23 partis représentés au Parlement kenyan) mais, surtout, la capacité de ces partis à jouer leur rôle de linkage et à exister en dehors des campagnes électorales est sujette à caution. Marginalisation et stagnation en longue période de l’Afrique Les crises africainessont nombreuses, qu’elles soient alimentaires, environnementales, économiques, sociales ou sécuritaires. Comme en Asie, les musulmans n’y sont pas des Arabes. On constate par ailleurs que les situations d’alternance démocratique, impensables il y a peu, se sont multipliées, comme au Sénégal, en Zambie, au Ghana, au Bénin ou plus récemment en Guinée et en Côte-d’Ivoire, malgré les difficultés que l’on connaît. C’est alors que Tempels décrit une « expérience vitale » : il découvre, sous les attitudes occidentales de son comportement, cet être primitif [sic] qui vit aussi en lui, il ressent cette triple aspiration à la vie pleine, à une fécondité profonde et à la communion avec d’autres êtres. La nouvelle année aura certainement un goût amer pour le contingent français déployé au Sahel. Il a joué, dans les temps médiévaux, le rôle classique de religion d’État. Il s’agit de croyances anciennes. 8Si, depuis les années 1990, l’enthousiasme pour le répertoire démocratique et électif ne se dément pas et s’il constitue pour des élites africaines une ressource discursive qui supplante désormais les registres plus anciens du développement et de la construction nationale, le bilan sur le terrain doit être pondéré. M. Merino, « L’emprise partisane au Kenya : regard sur deux campagnes électorales locales (novembre 2001 et décembre 2002) ». CEDEAO, Abuja (Nigéria), 2015, 138 p. Les données agricoles s’appuient sur les bases Faostat alimentées par les systèmes statistiques nationaux. This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Pour des nuances, voir V. Darracq, « Dans le parti, dans le quartier : les branches locales de l’African National Congress (ANC) ». De nombreux partis africains peuvent ainsi être décrits comme des coquilles vides, faiblement institutionnalisées, aux structures organisationnelles souvent inexistantes : il peut parfois s’agir d’un parti simplement regroupé autour d’un leader, fruit d’une énième scission et voué à disparaître à la prochaine élection ou à la prochaine coalition [5]. ), « Pouvoirs sorciers », Politique africaine n° 79, octobre 2000 / Marc Augé, Nkpiti, la rancune et le prophète, Paris, Éditions de l’EHESS, 1990 / Marc Augé et Jean-Pierre Dozon, La cause des prophètes : politique et religion en Afrique contemporaine, Paris, Seuil, 1995. La grande différence, ce n’est pas la croyance en un dieu unique qui existe aussi en Afrique, mais le Dieu est si inatteignable que l’être humain n’a affaire qu’à des médiateurs. Distribution électronique Cairn.info pour Institut français des relations internationales © Institut français des relations internationales. Alors qu’il s’agissait, comme dans les autres religions, d’une pensée explicative du monde et de soi, les anthropologues arrivés après Tempels ont malheureusement figé cet univers religieux en « guérisseurs » et en « sorciers » et accentué l’usage de pratiques rituelles spécifiques, comme les transes ou l’usage de plantes hallucinogènes (l’usage du chanvre indien est caractéristique du culte Mbwiti au Gabon). Les guérisseurs veillent à la santé physique, les sorciers à la santé mentale. Cette étude analyse les politiques, pratiques et tendances actuelles dans le domaine des migra-tions dans les quinze États membres de la CEDEAO. De même, les Igbo, au sud-est du Nigeria, se sont convertis au catholicisme (1900), conscients de la promesse de promotion sociale assurée par la nouvelle religion. À ce titre, 2011 est une grande année en Afrique, avec pas moins de 18 élections présidentielles. La religion demeure intimement liée au politique, à l’époque contemporaine. L’Afrique c… Évidemment cela existait, sous l’influence orientale et aussi en raison de l’action du grand financeur Kadhafi, constructeur de mosquées un peu partout (à Niamey au Niger, mais aussi à Lusaka en Zambie où pourtant, il y a encore 30 ans, les musulmans ne représentaient qu’une faible minorité). Pourtant, plusieurs scrutins organisés ces dernières années ont été marqués par des violences postélectorales, ainsi que d’importants soupçons de fraudes. Ailleurs, sauf en Afrique australe, où les missionnaires protestants et parfois catholiques sont intervenus dès le XVIIIe siècle, la grande vague de conversions n’apparaît qu’à la veille immédiate ou au début de la conquête coloniale. Un encadrement dicté par la pratique Devant la nécessité de se doter de régimes politiques à même de porter leur mission de développement, le premier réflexe des dirigeants des Etats africains indépendants a été d’importer les régimes politiques des anciens pays colonisateurs. Analyste politique et économiste béninois, Gilles Yabi est le fondateur et directeur exécutif du think tank WATHI, spécialisé dans les dynamiques politiques ouest-africaines. L'Afrique doit développer ses capacités dans la pléiade de programmes suivants: systèmes d'observation de la Terre, applications de navigation et de localisation et systèmes de communication. On a pu l’expérimenter récemment en Côte d’Ivoire où l’influence d’une secte pentecôtiste a été démesurée sur l’épouse de l’ex-président Gbagbo qui organisait au palais d’énormes prières collectives pour sauver le régime. 9Il reste en effet nombre d’États où les pratiques politiques et sociales semblent bien éloignées des standards de l’élection libre et concurrentielle, ce mètre étalon de la démocratie représentative. Jusqu’à il y a peu, il n’y avait guère en Afrique de l’Ouest, sauf au Sahel et encore pas partout, de fondamentalisme musulman. Ils devinrent donc – et sont restés – une force économique essentielle : lorsqu’eut lieu le referendum de 1958 sur la création gaullienne de la Communauté, le vote positif du Sénégal, très hésitant, fut surnommé par les Sénégalais « le oui des marabouts ». Les versions récentes de ces sectes dites évangélistes ou pentecôtistes deviennent de plus en plus absolutistes ; les adeptes sont dans l’attente mystique de miracles et exigent des conduites aussi strictes, dans leur genre, que celles des musulmans fondamentalistes : exigence permanente de prières collectives, interdiction de tout excès (alcool, danse, sexe) et pratique mystiques de la transe, ce qui s’adapte bien à l’héritage culturel local. 14En outre, nombre de ces partis ne paraissent pas aptes à remplir la fonction programmatique traditionnellement reconnue aux partis politiques. P. Quantin, « La démocratie en Afrique à la recherche d’un modèle ». 15Enfin, il faut traiter ici d’un des derniers avatars de la vie politique en Afrique, l’option de partage du pouvoir. On oublie trop souvent que les attitudes, les gestes et les référentiels associés à l’exercice du vote sont le résultat d’apprentissages longs. Jean-Didier Boukongou. Que de tels exemples se multiplient sans plus vraiment surprendre quiconque témoigne de la banalisation de l’élection concurrentielle comme procédure routinière de sélection du personnel gouvernemental dans nombre d’États africains. Quant au président du Gabon Omar Bongo, devenu el Hadj Bongo, il se convertit à l’islam dans les années 1980 pour des raisons évidemment politiques. Les célébrations de fin d’année ... © 2017 La Revue Internationale. Plus anciennement, le vaudou a combiné chez les esclaves transportés en Amérique et surtout au Brésil des croyances diverses importées d’Afrique, désignées par des noms différents selon les langues et les lieux : en pays Wolof, en pays Igbo, en pays Yoruba (les orishas). 23En outre, l’institutionnalisation croissante des organisations politiques qui viennent encadrer la compétition électorale dans nombre de pays africains est encourageante dans la perspective d’une consolidation démocratique. Il fut déporté en Oubangui-Chari (Centrafrique) où il mourut en 1942 dans des circonstances jugées mystérieuses. Les recherches actuelles sur l’imbrication entre pouvoir et sorcellerie montrent que les deux demeurent liés[1]. L’animisme, condamné par les colonisateurs et par les missionnaires qui ont cherché à détruire ce qu’ils ont surnommé les « fétiches » (masques et statuettes d’offrandes aux ancêtres), se redéfinit donc aujourd’hui en deux catégories : les guérisseurs et les sorciers. À l’instar de la bonne gouvernance, ces notions sont au cœur de la charte de l’Union africaine (UA) fondée en 2002 ou des projets d’intentions du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (New Partnership for Africa’s Development, NEPAD). Ce fut le cas en Ouganda, où le souverain Ganda se convertit au catholicisme à la veille du protectorat britannique (1890), provoquant une véritable guerre de religion locale entre prétendants au pouvoir, catholiques, protestants et musulmans. En Afrique, la politique sociale continue de gérer des volets classiques, malgré le changement dans les conditions du marché et de l’économie. Spécificités et limites. Ce qui apporte un regard nouveau tant sur ces formes de gouvernance internationalisée que sur le politique en Afrique. L’Afrique du Sud en particulier, très attachée au power sharing de par l’histoire de sa propre transition postapartheid réussie, est inlassable dans sa promotion du modèle « one size fits all » pour toute sortie de crise sur le continent – dont, bien sûr, la crise électorale. L’émiettement partisan est bien souvent la règle. Intervention prononcée lors du colloque Où va l'Afrique du 30 octobre 2006. Tout ceci reste étroitement imbriqué au fonctionnement des sociétés, à peu près partout en Afrique, le religieux continuant de faire partie de l’univers quotidien. N. Cheeseman et B.-M. Tendi, « Power-sharing in Comparative Perspective: The Dynamics of “Unity Government” in Kenya and Zimbabwe ». Jouant le rôle d’intermédiaire entre l’État et la société, ils établissent le lien entre gouvernement et citoyens. Jacinda Ardern : nouveau mètre étalon du progressisme . L’adhésion à la norme démocratique a en effet souvent permis à de nouveaux entrants de décrédibiliser les élites sortantes : ce fut le cas de Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire qui, opposant au président Félix Houphouët-Boigny dans les années 1980 et au début des années 1990, se présentait comme un farouche partisan de la démocratie et du multipartisme. Ils formalisent et agrègent des revendications sociales qu’ils articulent dans des programmes de gouvernement. Tous droits réservés. 1Le début des années 1990 a été marqué en Afrique par une vague de démocratisation et par l’universalisation du discours démocratique, entraînant la réintroduction du multipartisme et des élections concurrentielles dans la plupart des pays du continent. Vers une consolidation de la démocratie électorale . Les sociétés d’Afrique subsaharienne sont connues pour avoir, dans le passé, confondu pouvoir politique et pouvoir religieux, comme l’ont d’ailleurs fait la quasi totalité des pouvoirs jusqu’au XVIIIe siècle environ. You also have the option to opt-out of these cookies. Surtout, il ne se souvient plus que l’implantation de la démocratie électorale en Europe fut une histoire longue et chaotique, faite de progrès soudains et de retours en arrière, et que l’émergence de la figure de l’électeur citoyen et d’une machinerie électorale apte à garantir des scrutins réguliers est le fruit d’un processus de temps long, jamais achevé. Aujourd’hui, la quasi-totalité des dirigeants africains se revendiquent comme élus du peuple et pourraient très difficilement en faire autrement. Mais les résultats de certaines élections sont toujours sujets à caution : on peut ainsi penser aux dernières élections présidentielles au Togo, où la victoire de Faure Eyadéma n’a été reconnue que du bout des lèvres par une Union européenne (UE) finalement peu désireuse de remettre ouvertement en cause les résultats d’un scrutin qu’elle avait largement financé et organisé. principes et objectifs stratégiques préconisés dans cette politique. De même, les affrontements postélectoraux au Kenya en 2007-2008 ont causé la mort d’au moins 1 500 personnes et le déplacement de centaines de milliers d’autres. Mutations, performances et politiques agricoles. 28De ce point de vue, les évolutions observées sur le continent africain au cours des deux dernières décennies sont substantielles. Officiellement, la plupart des États africains sont aujourd’hui laïcs. Des savoir-faire multiples, de plus en plus sophistiqués, sont développés par les opérateurs politiques et leurs « petites mains » pour « orienter » les résultats des scrutins : disposer peu de bureaux de vote dans les zones acquises à l’opposition, comme le Frelimo au pouvoir a si bien su le faire au Mozambique dans les provinces du Nord favorables à la Renamo, distribuer des cartes électorales et faire voter les morts, falsifier les comptes rendus des bureaux de vote, ou tout simplement réécrire quelques chiffres sur le système informatique, etc. Leur fonction était similaire. La première vague de ces Églises remonte à la Première Guerre mondiale. Pour les militants du MDC-T, la ZANU-PF incarne ces oppresseurs qui les persécutent, les torturent et occasionnellement les tuent. De ce christianisme ancien, on trouve encore des traces au début du XVIIIe siècle : une sorte de Jeanne d’Arc locale opposée aux Portugais, nommée Kimpa Vita, se fit passer pour la Vierge et créa le mouvement Antonien adonné au culte privilégié de Saint-Antoine. Atteintes aux libertés civiles : Les deux dernières décennies ont vu les femmes affirmer leur participation politique en Afrique subsaharienne. Cela a été un moyen de reconnaissance formidable qui est revenu avec eux à partir du XVIIIe siècle, surtout sur la côte du Bénin, mais aussi ailleurs. Les habitants de l’Afrique ne sont pas aujourd’hui confrontés à un modèle unique, imposé et rigide, celui de la démocratie “importée”, mais ils disposent d’un jeu de différents modèles qu’ils peuvent adapter en fonction des contraintes [10]. Aujourd’hui, on en trouve partout en Afrique centrale et, plus récemment, occidentale. L’agriculture et l’alimentation en Afrique de l’Ouest. 6Les partis d’opposition ainsi que les organisations locales de la société civile (mouvements sociaux, organisations non gouvernementales [ONG]) et les médias se sont également réapproprié le discours démocratique, ce qui a contribué à la diffusion d’une doxa électorale. Any cookies that may not be particularly necessary for the website to function and is used specifically to collect user personal data via analytics, ads, other embedded contents are termed as non-necessary cookies. C’était, sous la période coloniale, la principale exportation du Sénégal. Cela reste un instrument de reconnaissance politique et sociale. De grandes sectes ont été amenées par les missionnaires américains : ainsi les Adventistes du Septième Jour qui ont pris en Afrique australe le nom de Watch Tower. Les acteurs politiques et de la société civile (ONG, mouvements sociaux, églises, etc.) À ce titre, l’attitude de l’UA et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lors de la crise ivoirienne, est encourageante : ces deux organisations régionales ont immédiatement condamné le coup de force de Gbagbo et la CEDEAO en particulier, menée par le Nigeria, a fait du respect du verdict des urnes en Côte-d’Ivoire un casus belli, menaçant même un temps d’intervenir militairement pour déloger le mauvais perdant [4]. Dans le Nigeria du nord, la menace d’imposition de la charia est régulièrement brandie ou même votée par les provinces. Elle y a étudié l’histoire et les sciences politiques. 10De nombreuses élections sont également entachées de fraudes importantes de nature à remettre en cause leur crédibilité. Les appartenances ethniques, religieuses, régionales semblent parfois déterminer le vote dans certains États. Il s’agissait pour beaucoup d’une redécouverte, après une longue parenthèse autocratique durant laquelle des régimes monopartisans furent mis en place au nom des impératifs de la construction nationale et du développement, mais également pour élaborer des stratégies d’accaparement des ressources internes ou des rentes liées à l’extraversion [1]. Tous droits réservés pour tous pays. Ils prennent en compte des intérêts sociaux qu’ils relaient au sein de l’État. Celui-ci demanda et obtint des Portugais, dans un premier temps, l’assistance technique dont il avait besoin pour développer son pays (artisans, maçons, enseignants-missionnaires). 18Surtout, l’élévation de l’option de partage du pouvoir au rang de modalité consacrée de résolution des conflits électoraux peut encourager des dirigeants sortants désavoués par les électeurs à refuser de reconnaître leur défaite et à créer les conditions d’une impasse, dans l’espoir qu’ils pourront négocier un accord qui leur permettra, au moins partiellement, de rester au pouvoir. Si des élections dans le cadre du parti unique ou de l’administration locale étaient parfois maintenues, elles prenaient bien souvent la forme de plébiscites à la régularité contestable  [2]. Le cas sénégalais est typique. Le vainqueur Michael Sata a notamment construit sa campagne sur le rejet de la relation économique étroite avec la Chine prônée depuis des années par le parti sortant et, par là, d’un modèle de développement basé sur l’extraversion.