Avec une grâce et un brio déconcertants, La Vie est belle créé au final une symbiose parfaite entre des tons et genres radicalement différents ; c’est à se demander si Capra n’est pas l’un des maîtres dans l’art d’allier cette recette indubitablement efficace à une analyse toujours aussi fine des personnages et de leurs sentiments. Il laisse transparaître une autre idée, celle de l’éthique d’une certaine responsabilité liée à l’influence qu’exercent nos actes sur l’existence des autres. Edward Stevenson, Maquillage : Dieu proposera à ce dernier d’aider cette personne ; mais, avant d’accomplir sa tâche, il se doit d’entendre une présentation de celui dont la vie ne tient qu’à un fil... Cette première production reçut un échec en demi-teinte auprès du public et fut éreinté par une partie de la critique qui lui reprocha principalement une mièvrerie trop envahissante ; le film ne sera réhabilité que bien des années plus tard et s'offre d'ailleurs une belle revanche en étant diffusé chaque année de l’autre coté de l’Atlantique pendant les fêtes de Noël. Warner, , son illustration s’effectue au sein même d’une histoire à la tonalité politico-sociale (cependant moins marquée que dans le film suscité) : le jeune héros ayant reçu l’héritage idéaliste de son père est confronté à l’hégémonie du despotique Henry Potter interprété par le glacial Lionel Barrymore, qui travailla déjà avec Capra dans l’une de ses plus belles réussites : . Cet acteur, qui a su s’intégrer à merveille dans l’univers de cinéastes aussi singuliers qu’Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou encore John Ford, révélant ainsi une capacité d’adaptation prodigieuse, transperce ici littéralement l’écran et nous offre une palette d’émotions assez incroyable ; n’oublions pas qu’il avait déjà incarné le héros "capraien" avec la même excellence dans. Liberty Films (II), Recommandé parFrançois Truffaut, Laurent Cantet, Luc Dardenne, Costa Gavras, Agnès Jaoui, Gérard Krawczyk, Agnès Jaoui, Bruno Podalydès, Jaco Van Dormael, Akira Kurosawa. Il laisse transparaître une autre idée, celle de l’éthique d’une certaine responsabilité liée à l’influence qu’exercent nos actes sur l’existence des autres. Le doc n’occulte pas les ambivalences de ce fervent patriote, à la fois chantre d’un cinéma humaniste, mais aussi d’un individualisme forcené, d’un libéralisme dont Ronald Reagan se revendiquera plus tard. La Vie est belle, un film de Frank Capra Capra nous met la plupart du temps en face d'un héros pétri de faiblesses, en proie à un désespoir qui ne fait que s’accroître au fil de l’histoire, le tout se déroulant dans un cadre d’une noirceur terrible qui n'hésite pas à parler de mort, de crise économique et surtout de suicide, thème que l'on trouvait déjà dans M. Smith au Sénat et L'Homme de la rue. Cet aboutissement sera pour lui l'occasion de recevoir les mérites de tous ses actes passés ; pour la première fois de sa vie, il fera figure de bénéficiaire et non de donateur. Cet acteur, qui a su s’intégrer à merveille dans l’univers de cinéastes aussi singuliers qu’Anthony Mann, Alfred Hitchcock ou encore John Ford, révélant ainsi une capacité d’adaptation prodigieuse, transperce ici littéralement l’écran et nous offre une palette d’émotions assez incroyable ; n’oublions pas qu’il avait déjà incarné le héros "capraien" avec la même excellence dans Vous ne l’emporterez pas avec vous et surtout Mr. Smith au Sénat. A noter que le décor de ce lieu fut entièrement construit dans les studios de la RKO en Californie ; il est encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands jamais édifiés pour un film américain. Il prendra petit à petit conscience du caractère fondamentalement bon et utile de ses actes. Joseph F. Biroc, Joseph Walker, Scénario : C’est par mégarde que l’oncle Billy, égarera ce même jour les 8 000 dollars qu’il devait remettre à la banque au compte de la société, et que Potter ne manquera pas de substituer. Il fallait maintenant trouver un projet qui puisse mettre sur de bons rails cette compagnie indépendante qui tenait particulièrement au cœur de Capra. La grande force de cette évocation réside dans le fait qu'elle ne se borne pas à la simple foi religieuse (qui n'entre d'ailleurs même pas en compte, et ce malgré les différentes figures renvoyant directement au sacré qui parsèment le film : la cloche, l’ange, les prières et même Dieu). Par cette pirouette scénaristique, Capra ne manque pas de montrer que la vie d’un homme est liée à celle des autres et ainsi de prouver que chacun de nous a un rôle à jouer en ce bas monde. Cet aboutissement sera pour lui l'occasion de recevoir les mérites de tous ses actes passés ; pour la première fois de sa vie, il fera figure de bénéficiaire et non de donateur. Pour traiter de cette valeur, une nouvelle fois typiquement américaine, Capra utilise une idée simple mais toute aussi lumineuse en dotant le film d’une dimension fantastique qui lui sied à merveille. Ce film est considéré comme un classique du cinéma américain. Échec commercial à sa sortie, le film est depuis considéré comme un classique du cinéma américain et est, à ce titre, régulièrement rediffusé à la période de Noël par les chaînes de télévision américaines. Nicolas Sévillia : "Courir pour la vie, car la vie est belle, et sacrée ! "La vie est belle" est sans doute LE film qui rend heureux, LE film qui redonne le sourire. Les long métrages qu’il tournera par la suite ne rencontreront pas en effet un franc succès et jouiront d’une qualité inégale et ce, malgré les nombreuses têtes d’affiches réunies pour la cause : Frank Sinatra (. Œuvre phrare, La vie est belle est devenue un des « films de Noël » les plus diffusés à la télévision. Revenant ainsi à son matériel de base, le film s’ouvre à la manière d’un conte de Noël et trouve sa construction dans un flash-back relatant l’existence de Georges Bailey, jeune homme un brin naïf empli d’un idéalisme à toute épreuve. Une séquence illustre parfaitement ce mélange, celle où Georges et Mary, l’amour de sa vie, effectuent une promenade romantique et poétique au clair de lune en chantant le célèbre. Esseulé et désespéré, Georges doit aujourd’hui faire face à une situation financière désastreuse et songe sérieusement à mettre fin à ses jours. Par ailleurs, le film évoque de façon très juste et réaliste des problèmes de l'Amérique de l'entre-deux-guerres, de la crise économique de 1929 à l'entrée dans le deuxième grand conflit mondial de l’histoire en passant par la description du pays sous la présidence de Roosevelt. La vie de Georges Bailey est ainsi faite : sans cesse motivé par sa générosité viscérale, il oublie de vivre pour lui et laisse sur son passage une foule d’actes manqués. L’arrivée de l’ange Clarence, envoyé du ciel, permettra à Georges Bailey d’assister aux effets de son inexistence et voir ainsi les ravages qu’elle aura occasionnés chez les autres. En cela et également dans ses thèmes, La Vie est belle synthétise toute les préoccupations de l’œuvre antérieure de Capra. 0:36. Tout en gardant une certaine intégrité en ne cédant pas aux offres de l’impotent Potter qui, rappelons le, n’a pas hésité à placer la ville sous sa tutelle, Georges Bailey est également marqué par une forte volonté de s’enrichir mais ce dessein ne le pousse tout de même pas à rejeter toute vertu et il n’oublie pas de venir en aide aux plus déshérités via son entreprise. Démobilisé, le cinéaste voulait reprendre sa place dans l’industrie hollywoodienne selon ses propres critères en toute indé- Capra garde malgré tout une croyance immodérée en l’homme ; avec La Vie est belle, il a fondamentalement réalisé un film sur la foi et toutes les phases de sa (re)construction. Pour Capra, ce fut un film de synthèse. “The Good Lord Bird“, “Lupin”, “Dickinson”… Que valent les séries de la semaine ? Capra garde malgré tout une croyance immodérée en l’homme ; avec La Vie est belle, il a fondamentalement réalisé un film sur la foi et toutes les phases de sa (re)construction. Lorsque disparaît le générique inaugural, une neige blanche et poudreuse envahit l ‘écran ; s’ensuit alors le plan d’un panneau nous indiquant que nous nous trouvons maintenant à Bedford Falls, ville que l’on ne quittera en aucune occasion tout au long de l’évocation de la vie de l’un de ses concitoyens. Le film ne tombe d’ailleurs pas dans l'écueil qui consisterait à mystifier la figure angélique mais emprunte précisément le chemin inverse ; l’ange Clarence Oddbody n’a rien de candide : il est bedonnant, boit comme une éponge et n’est plus de toute première jeunesse ! Tel est le synopsis de l'un des contes de Noël les plus emblématiques du septième art : La Vie est belle de Frank Capra. Parlons justement de cette fin qui atteint une dimension euphorisante rarement égalée au cinéma ; quoique l'on ait pu en dire, l'art du final chez Capra trouve ici une plénitude qui clôt de la meilleure façon ce film. Virginia Patton, Montage : Le couple qu’il forme avec la délicieuse Donna Reed, participe vigoureusement à l’émotion qui nous submerge tout au long de la vision du film. La vie est belle (It's a Wonderful Life) est un film américain de Frank Capra sorti en 1946. Même la guerre ne suffira pas à l’éloigner de ce lieu définitivement clos, sa surdité l’empêchant de faire l’objet d’une quelconque mobilisation. Dès sa plus tendre enfance, il a toujours été d’une grande aide envers ses concitoyens à travers la société de prêts et construction hérité de son père, laissant ainsi de coté ses rêves d’évasion. Dimitri Tiomkin, Costumes : Gordon Bau, Décorateur de plateau : Potter, l’homme le plus riche de la ville, a toujours trouvé en la famille Bailey ses principaux rivaux qui ne cessent de semer des embûches sur le chemin qui le mène à son emprise totale sur la ville. Le rêve américain est ici transposé à travers les désirs d'évasion de Georges Bailey ; le besoin de découverte qui l’anime rappelle celui des immigrants débarquant tout droit de Liberty Island, sa grande ambition étant en effet de poursuivre ses études d’architecture et devenir explorateur. La Vie Est Belle Frank Capra Old school dans l'âme, vous avez gardé et bichonné votre beau magnétoscope depuis des années. Pour un Noël hollywoodien: La vie est belle de Frank Capra, 1946. Le couple qu’il forme avec la délicieuse Donna Reed, participe vigoureusement à l’émotion qui nous submerge tout au long de la vision du film. Véritable tragédie optimiste, La Vie est belle est un de ces films s’adressant directement à nos affects les plus intimes avec une magie indéfinissable ; gageons que son élan d’humanisme et de vitalité continuera à enchanter les générations à venir ! Retrouvez l'acteur hollywoodien le plus apprécié de tous les temps devant la caméra du réalisateur américain préféré du grand public, pour un des films les plus célèbres de l'Histoire du cinéma. À voir Frank Capra, il était une fois l’Amérique, documentaire de Dimitri Kourtchine (France, 2020, 52mn) en replay sur Arte.tv jusqu’au 26 fevrier 2021, Retrouvez le meilleur de Télérama avec nos cinq newsletters : Ecrans & TV, La Quotidienne, Télérama Sortir Grand Paris, Télérama Soirée (abonné) et Télérama Week-end (abonné), en replay sur Arte.tv jusqu’au 26 fevrier 2021. Pour brosser le portrait du cinéaste multi-oscarisé, le réalisateur se prête à l’exercice du pastiche. Lionel Barrymore, La Vie est Belle de Frank Capra … Malgré tout, dans un ultime élan de générosité, Georges Bailey permettra à Clarence d’obtenir les ailes qu’il convoitait tant. Le film ne tombe d’ailleurs pas dans l'écueil qui consisterait à mystifier la figure angélique mais emprunte précisément le chemin inverse ; l’ange Clarence Oddbody n’a rien de candide : il est bedonnant, boit comme une éponge et n’est plus de toute première jeunesse ! Sous l’égide de sa nouvelle compagnie, Capra collabora alors avec Frances Gooddrich et Albert Hackett afin d’alimenter l’histoire d’une multitude de détails ramenant le script à sa propre existence et accoucha, au final, d'un scénario qui lui convint parfaitement. Retrouvrez 8 offres de VOD et SVOD pour le film La Vie est belle sur AlloCiné Georges Bailey trouve le bonheur entouré de sa famille et de ses proches, le rêve américain s'exprime ici dans le célèbre ", ", l’accession au bonheur et à la réussite d’un système économique passe avant toute chose par le partage, ce que Capra a tenté dans toute son œuvre de défendre. États-Unis, Genres : Certes, l'humanisme et l’optimisme en ressortent triomphants mais cela ne l’empêche pas de jouer sur une double lecture. Potter incarne parfaitement la mainmise du capitalisme "sur les petites gens", et la lutte qu’il entretient avec les habitants de Beford Falls permet au réalisateur de dresser le constat du clivage social existant entre laissés pour compte et privilégiés. Frank Albertson, Ce doc facétieux, vintage et lyrique, retrace l’ascension d’un petit immigré sicilien en soif de reconnaissance. En guise de remerciement, ce dernier lui offrira Les Aventures de Tom Sawyer, livre ô combien évocateur du pays de l’oncle Sam ! La vie est belle (It's a Wonderful Life) est un film américain de Frank Capra sorti en 1946. TÉLÉCHARGER LA VIE EST BELLE FILM FRANK CAPRA GRATUIT - Le couple s'installe dans une maison dilapidée et a quatre enfants. Il serait également réducteur de ne voir en La Vie est belle qu'une avalanche de bons sentiments car le film possède un certain goût d'amertume d'après guerre et laisse fréquemment poindre un pessimisme incontestable, contrastant et nuançant l'image que l'on se fait habituellement du cinéma de Capra. Frank Capra, Avec : Portée par James Stewart et Donna Reed, cette fable humaniste est pour beaucoup considérée comme le plus grand chef-d'oeuvre de son auteur. La Vie Est Belle Capra Streaming Vf Gratuit , Film Complet en Français, la vie est [voir gratuit film,, DVDrip 4K 1080p] est un de ces films s’adressant directement à nos affects les plus intimes avec une magie indéfinissable ; gageons que son élan d’humanisme et de vitalité continuera à enchanter les générations à venir .