L'Université indochinoise est rouverte et l'éducation développée à tous les degrés ; en décembre 1917 est promulgué un Règlement général de l'Instruction publique, qui réorganise et rationalise l'enseignement primaire et secondaire en Indochine. Les monarques successifs s'emploient à consolider l'État central, en le dotant d'une armature politique et militaire, tout en institutionnalisant les relations avec la commune villageoise qui demeure la « structure historique de base » vietnamienne. Cette légende est utilisée pour expliquer à la fois la géographie et le climat du pays[12]. Face à la menace renouvelée des Chinois, le général Lê Hoàn est alors proclamé roi en 980, sous le nom de Lê Đại Hành, fondant la dynastie Lê antérieure. La colonisation se traduit, sur le plan culturel, par l'émergence de nouvelles formes religieuses : le catholicisme se développe à la faveur de la présence française et concerne, au début du XXe siècle, un peu moins de 10 % de la population indochinoise. © Delcampe International sprl Tous droits réservés. Le même jour, les Japonais réunifient la Cochinchine au reste du territoire vietnamien. En Indochine, les hommes du Việt Minh animent à la fin 1943 des maquis dans les zones montagneuses près de la frontière chinoise et prennent temporairement le contrôle de divers villages, mais les autorités coloniales multiplient les patrouilles et les forcent bientôt à se replier. 2 000 entreprises d'État sont fermées. Indochine: paire de taxes avec millésime 2 neuve luxe (= sans charnière, gomme d´origine intacte). À mesure qu'ils interviennent de manière de plus en plus active, les Américains sont amenés à se poser la question de la fiabilité de Diệm. En 1927, des jeunes Tonkinois issus de la petite bourgeoisie fondent le Việt Nam Quốc Dân Đảng (VNQDD), parti nationaliste étroitement inspiré du Kuomintang chinois et qui vise au contraire à chasser les Français par une insurrection générale. Ngô Đình Cẩn, autre frère du président, dirige la police secrète, qu'il utilise comme une véritable armée privée[196],[197],[198]. « Delcampe corner » présente les offres les plus populaires du site Delcampe. C'est dans le contexte de la lutte pour l'indépendance vis-à-vis de la Chine que se forge une conscience nationale Viêt : la nation vietnamienne qui émerge progressivement n'en demeure pas moins marquée par des structures étatiques inspirées de celles de la Chine, et par une culture en grande partie sinisée. Sur le plan intérieur, un plan quinquennal est lancé pour collectiviser à marche forcée les terres agricoles du Sud ; la collectivisation est cependant hâtive et les résultats économiques ne sont pas à la hauteur. Entretemps, le Sud Viêt Nam sombre dans l'instabilité politique. L'administration américaine alterne négociations, offres de cessez-le-feu et offensives, pour être militairement en position de force durant les pourparlers qui s'éternisent. », Le commandant Tisseyre, qui dirigea le bagne durant la Seconde Guerre mondiale, témoigne : « Il y avait 5 000 bagnards. Le texte des accords Hô-Sainteny porte la marque de nombreuses concessions : le mot d'« indépendance » n'y figure pas et l'union des trois ky n'est pas acquise, les accords prévoyant uniquement d'organiser un référendum. La présence militaire et administrative chinoise se fait sentir plus fortement qu'avant dans le pays : la puissance des Tang est alors à son apogée et la pression fiscale est de plus en plus lourde sur les provinces. Le gouvernement impérial charge dès lors Montigny de faire connaître à l'empereur vietnamien la désapprobation de la France. Ses tentatives de négociations ayant débouché sur un dialogue de sourds, Montigny s'en va en laissant aux Annamites un message de représailles si les persécutions des chrétiens continuent : Tự Đức réagit en relançant les violences antichrétiennes par un nouvel édit. Dès le début de 1956, il mène une politique répressive pour éliminer les restes des anciens maquis Việt Minh au Sud : de nombreux « suspects Việt Minh » sont arrêtés, parfois torturés et exécutés, le simple fait d'avoir un lien de parenté avec quelqu'un ayant combattu les Français pouvant suffire pour être arrêté. En mars 1885, l'évacuation du poste-frontière de Lạng Sơn par les troupes françaises : la nouvelle provoque en France des rumeurs de désastre militaire, provoquant une crise politique et la chute du gouvernement Ferry, accusé d'entraîner le pays dans une guerre ruineuse. Un second traité de Hué confirme le précédent : le territoire est séparé en deux protectorats, le Protectorat d'Annam, qui correspond au centre du pays, et le Protectorat du Tonkin, au nord. Néerlandais, Britanniques et Français ouvrent des comptoirs commerciaux, réalisant des affaires avec plus ou moins de bonheur. D'ancien protectorat chinois, le Đại Việt est désormais un État prospère, grâce notamment à l'or et au riz. La France et la Chine signent le 28 février des accords prévoyant le retrait des troupes chinoises ; la Chine obtient la fin des concessions françaises et des avantages commerciaux au Tonkin et la relève de l'armée chinoise est achevée le 31 mars. À l'initiative du nouveau ministre des colonies Marius Moutet, la liberté de parole et d'association est reconnue à tous : des partis vietnamiens et des syndicats de toutes nuances se forment. Durant la Première Guerre mondiale, la France peut rapatrier la majorité de ses troupes en métropole sans que des troubles n'en résultent en Indochine. J.-C. Les sépultures de la culture Dong Son contiennent un riche mobilier : tambours en bronze, situles, poignards à manche de forme humaine ou animale, haches, hallebardes, crachoirs à bétel, sceaux, bijoux. VAT: la philatélie qui donne envie de collectionner. Les meilleures offres pour !!! Des territoires Khmers sont également conquis au cours de la marche vers le Sud[3]. Lý Thái Tông, successeur de Lý Thái Tổ, réorganise notamment les forces armées en leur donnant pour mission non plus de défendre la famille royale, mais le sol de la patrie, véritable innovation qui contribue à renforcer encore la conscience d'une identité nationale. Jouant sur la mésentente au sein du clan Tây Sơn et bénéficiant du ralliement de nombreux déçus, Nguyễn Anh reprend pied au Sud, à Long Xuyên, et parvient en 1788 à s'assurer le contrôle de la province de Gia Din. Mais le nouveau gouvernement est vite confronté à un manque criant de moyens, qui l'empêche de gérer la dramatique famine qui s'est déclarée en début d'année au Tonkin. Au Nord, les Chinois ne favorisent guère les intérêts français et empêchent le retour des troupes françaises réfugiées en Chine après mars 1945 ; au Sud, les Britanniques tentent difficilement de maintenir l'ordre et font libérer et réarmer les prisonniers français. Dans l'ensemble, les complots et soulèvements sont vite découverts ou maîtrisés ; une intense répression policière s'abat sur les milieux nationalistes. Après le règne de Lê Hiên Tông (1497-1504), la dynastie des Lê décline à son tour : des souverains incompétents se succèdent, négligeant l'agriculture et laissant le pays péricliter. À partir de 1900, la culture de l'hévéa s'affirme comme une grande réussite économique de l'Indochine française, et devient la seconde production du pays, après le riz. Allié à l'URSS durant la guerre froide, le Viêt Nam demeure actuellement un régime à parti unique, dont le marxisme-léninisme reste l'idéologie officielle ; le pays a cependant libéralisé son économie depuis les années 1980. L'organisation sociale viêt est divisée par les Chinois en quatre classes : lettrés, cultivateurs, artisans et commerçants. Ce royaume, large de deux à trois cents kilomètres, longe la mer de Chine, de la Porte d'Annam au sud, jusqu'au nord de l'actuelle Canton. Rétablis sur le trône, les souverains Lê sont désormais privés de tout pouvoir réel : en 1599, Trịnh Tung, fils de Trịnh Kiểm, fait reconnaître par le roi son titre de « généralissime, administrateur suprême de l'État ». Le Nord Viêt Nam, dans le contexte de la rupture sino-soviétique, parvient à jouer de manière équilibrée de ses relations avec la Chine et l'URSS, en bénéficiant de l'aide des deux « frères ennemis » communistes. Dans la deuxième moitié des années 1970, alors que le pays traverse de très graves difficultés économiques au sortir de la guerre et que la radicalisation du régime se poursuit, la fuite des populations s'accélère. 2 janv. Source : Gouvernement général de l’Indochine, Service de l’Information, Souverains et notabilités d’Indochine. Sa guérilla dure jusqu'à son assassinat en 1913[82]. L'amiral Bonard, signataire du traité de Saigon, en devient le premier gouverneur. Au Tonkin, la fonction de Kinh Luoc, qui maintenait une forme de liaison avec la cour impériale de Hué, est supprimée en 1897 sur décision de Paul Doumer qui la considérait comme un échelon administratif inutile : ses fonctions sont transférées au Résident supérieur français, notamment en ce qui concerne la nomination des mandarins. Les militaires français sont maintenus en détention par les Japonais pendant que le Việt Minh prend le contrôle du Tonkin et du Nord de l'Annam. La dette extérieure du Viêt Nam est de 1,9 milliard de dollars et son budget est en déficit permanent[236],[235]. Mais, très rapidement, les Nord-Vietnamiens imposent leur autorité, réduisant les ministres du Gouvernement révolutionnaire provisoire, officiellement au pouvoir au Sud, à un rôle figuratif. La « concorde et la réconciliation » promises pour l'après-guerre se traduisent dans les faits par des cours et des camps de rééducation, qui ne sont pas réservés aux seuls collaborateurs du régime sudiste : de nombreux cadres du FNL, soupçonnés d'avoir été trop longtemps influencés par « la culture occidentale bourgeoise et décadente », sont également arrêtés. Le père Joseph Marchand, accusé d'avoir contribué à l'insurrection, est torturé et mis à mort. Il fait fermer plusieurs églises et rassemble les missionnaires à Hué pour mieux surveiller leurs activités. Encouragé par son succès, il poursuit alors la conquête du Tonkin en direction du delta. Mais à Saïgon, une garnison franco-espagnole parvient à se maintenir. L'historien Dominique Bari relève que « les prisonniers étaient enchaînés par les pieds à une barre de fer qui empêchait tout déplacement. Mais, dans le même temps, le Việt Minh gagne de nouveaux atouts, du fait de la victoire de Mao dans la Chine voisine. La fin du bloc de l'Est et la perte d'influence de l'URSS, qui prive le Viêt Nam de son principal protecteur et renforce son isolement international, pousse le gouvernement vietnamien à faire le choix de l'ouverture. Le commerce extérieur double en cinq ans et le niveau de vie s'élève sensiblement[92]. Le Việt Minh fusionne officiellement avec la coalition du Lien Viêt. Face à l'invasion française, l'empereur Tự Đức demande à la Chine d'envoyer des troupes, mais il meurt dès le 17 juillet : les Français profitent de la situation pour imposer aux régents la signature du premier traité de Hué, qui met l'ensemble du pays sous protectorat et prévoit l'installation de résidents français à Hué comme à Hanoï. Alors que le gouvernement français tente de trouver une issue politique, le général Henri Navarre, nommé en 1953 chef des forces françaises en Indochine, décide de bloquer la pénétration de l'Armée populaire vietnamienne au Laos en établissant à Diên Biên Phu un camp supposé imprenable. Le Corps expéditionnaire français commandé par Leclerc ne peut débarquer en Indochine que dans les premiers jours d'octobre 1945. Le Đại Việt doit à plusieurs reprises lutter pour conquérir ou défendre son territoire, face au royaume de Champā puis à l'Empire mongol ; plusieurs dynasties rivales se disputent également la souveraineté du pays. Les années 1920-1930 voient également le développement, principalement en Cochinchine, d'organisations politico-religieuses aux discours nationalistes. Dès 1879, le ministère français de la marine propose l'envoi de troupes face aux attaques régulières des Pavillons noirs, mais le gouvernement de la République hésite encore à se lancer dans un engrenage de conquête. N° YT - * = neuf; nsg = neuf sans gomme; o = oblitéré; TC = si trace charnière. Les Français utilisent pour leur part l'expression « Royaume d'Annam » et le gentilé Annamites pour désigner les habitants du pays[66]. Cet article présente une liste de pays ou d'États aujourd'hui disparus. Bénéficiant d'un large soutien de la population, et aidé par le lettré et stratège Nguyên Trai, Lê Lợi contrôle en 1426 une grande partie du territoire, ce qui lui permet de créer une administration parallèle. À partir du 17 août, le Việt Minh organise des manifestations dans Hanoï, et s'empare des bâtiments officiels, déclenchant l'épisode dit de la Révolution d'Août. En 1371 et 1389, le Champā mène à nouveau des guerres contre les Trần ; ses souverains échouent cependant à récupérer leurs territoires[39],[35]. Channel: Ressources – Mémoires d'Indochine NSFW? La création de « partis-frères » laotien et cambodgien est annoncée[168]. Cette nouvelle organisation, qui remplace l'ancien Front démocratique indochinois, prend le nom de Viêt Nam Doc Lap Dong Minh Hôi (soit Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam), abrégé en Việt Minh[131],[132]. Grâce notamment au général Trịnh Kiểm, gendre de Nguyễn Kim, les partisans des Lê entament une lente reconquête du pays : les Mac ne sont tout à fait évincés qu'en 1592. Au Nord, le gouvernement du Việt Minh multiplie les réformes et les actions de propagande ; il a entretemps les plus grandes difficultés à gérer la famine qui continue de sévir - d'autant que la coupure d'avec le Sud le prive des surplus de la Cochinchine - et doit compter avec la présence envahissante des troupes d'occupation chinoises, qui soumettent le pays à un véritable pillage. Bien que l'analphabétisme demeure très répandu, le développement de la scolarisation et du quốc ngữ contribue à susciter chez les Vietnamiens, surtout dans les agglomérations, une vraie soif d'apprendre. L'invasion du Cambodge conduit d'autres pays à soutenir la politique de rétorsions américaine. Le président sud-vietnamien, quant à lui, échappe entre 1957 et 1962 à trois tentatives pour l'éliminer (dont deux commises par sa propre armée) ; il semble en avoir retiré la conviction qu'il faisait l'objet d'une protection divine. En réaction à cette attaque et en réponse aux exigences occidentales, l'empereur Thiệu Trị, successeur de Minh Mạng, publie un édit condamnant à mort tout Européen arrêté dans le royaume et mettant à prix la tête des missionnaires. En 1969, les efforts de Norodom Sihanouk pour maintenir la neutralité de son pays sont définitivement ruinés quand les Américains commencent à bombarder le territoire cambodgien, pour y détruire les réseaux de la piste Hô Chi Minh. La fonction de Premier ministre d'Annam est cependant supprimée : le Résident supérieur français continue de présider les séances du Conseil impérial sans être « gêné » par un chef du gouvernement annamite. Les deux timbres d'Indochine sont entourés avec la mention (erronée) "timbres dévalués" voulant indiquer qu'ils ne sont plus valables et qui est finalement rayée. Sans que l'insurrection ne soit réellement lancée, les activités des maquisards communistes reprennent. Si le Royaume d'Annam étend son territoire et son influence à l'Ouest, il se ferme à l'Est : les Nguyễn se méfient en effet de l'expansionnisme européen et n'autorisent les échanges commerciaux avec l'Occident que dans quelques ports. Le Nam Viêt passe alors sous la coupe de la Chine, et ce pour plus d'un millénaire[15]. Au Tonkin, par une ordonnance du 3 juin 1886, l'empereur délègue la totalité de ses pouvoirs à un kinh luoc su (fonction traduite par « vice-roi » ou « commissaire impérial » ; cette décision entérine la séparation de fait de l'Annam et du Tonkin, où l'administration est soumise à un contrôle étroit des Français. En 1873, le gouverneur de la Cochinchine, l'amiral Dupré, saisit le prétexte d'un litige entre le commissaire impérial de Hanoï et le négociant français Jean Dupuis, pour pénétrer en Chine via le fleuve Rouge : il envoie Garnier « protéger le commerce en ouvrant le pays et son fleuve à toutes les nations sous la protection de la France ». De Courcy s'emploie alors à pacifier le pays en luttant contre l'insurrection Cần Vương (« soutien au roi ») - appelée par les Français « l'insurrection des lettrés » - menée par Tôn Thất Thuyết et le souverain en fuite. Si le Đại Việt est un pays sinisé, son voisin, le Champā est, sur les plans linguistique et culturel - et au même titre que l'empire khmer - sous l'influence de l'Inde avec laquelle il entretient de nombreux rapports commerciaux. Durant les siècles d'appartenance à la Chine, la langue vietnamienne s'enrichit d'une masse importante de mots chinois ; le chinois classique est alors la langue officielle de l'administration, ce qui entraîne l'adoption d'un grand nombre de termes hans. À l'issue de la guerre d'Indochine et de la partition du Viêt Nam, le pays se trouve divisé en deux régimes politiques autoritaires, opposés l'un à l'autre ; aucun des deux États n'est reconnu par l'ONU[187]. Le conflit indochinois se prolonge et coûte de plus en plus cher à l'État français, tandis que l'Armée populaire vietnamienne poursuit ses offensives et pénètre désormais en territoire laotien. Le régime juridique de la colonie de Cochinchine y est appliqué[87]. Ils relancent une ultime série de bombardements sur le Nord Viêt Nam à Noël 1972 mais perdent 81 avions ; soit près du quart de leur armada aérienne d'Asie-du Sud-Est. En 1852, huit évêques d'Extrême-Orient lancent un appel à Louis-Napoléon Bonaparte pour lui demander une action armée contre l'Annam. Le Viêt Nam est un pays issu d'un brassage ethnique complexe. Le Viêt Nam est, plus que jamais, l'un des principaux théâtres de manœuvres de la guerre froide. De nombreux mandarins annamites coopèrent avec les Français et constituent un relais indispensable pour les autorités coloniales. En 206 av. De nouveaux mouvements politiques apparaissent : en 1923 est fondé le Parti constitutionnaliste, parti nationaliste et légaliste qui prône la modernisation du pays et exprime surtout les aspirations de la bourgeoisie cochinchinoise. Voir plus » 3.6.3 3.6.3 est un album live d'Indochine, sorti Les solutions pour ANCIEN D'INDOCHINE de mots fléchés et mots croisés. Le lendemain du départ d'Hô Chi Minh, l'amiral d'Argenlieu prend l'initiative de proclamer le gouvernement provisoire de la « république de Cochinchine », « État libre » présidé par le docteur Nguyễn Văn Thinh et qui aura pour tâche de préparer le référendum prévu par les accords Hô-Sainteny. La Cochichine, administrée directement par les Japonais, demeure cependant séparée des deux autres ky. Après avoir un temps songé à mettre Ngô Đình Diệm à la tête du gouvernement, les Japonais choisissent un nationaliste plus effacé, Trần Trọng Kim, comme Premier ministre du Viêt Nam. Le Japon joue également les médiateurs pour mettre un terme, dans les mois qui suivent, au conflit entre la France et la Thaïlande. La plupart des membres du comité central sont arrêtés et condamnés à mort ou à des peines de prison. Le territoire dont il hérite doit cependant faire face à de graves difficultés économiques, beaucoup d'infrastructures ayant été détruites. Au sein de l'administration Kennedy, le Secrétaire de la Défense Robert McNamara prône un engagement accru, qui pourrait aller jusqu'à six divisions. Si, du point de vue industriel, l'Indochine est la première des colonies françaises, les autochtones ne contrôlent que des entreprises de taille modeste. La bourgeoisie cochinchinoise s'organise, notamment à travers le Parti démocrate. Le Jiaozhi continue de connaître une alternance de périodes de troubles violents, et de stabilité. En novembre 1975, une conférence consultative politique réunit les dirigeants du Nord et du Sud pour décider de l'organisation des élections d'une assemblée nationale pour le Viêt Nam réunifié. De la fin du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, le Đại Việt est de facto divisé en deux. Au gré des divisions politiques que connaît le pays au cours de son histoire se développent de multiples divergences culturelles, chaque partie du pays étant amené à se forger son identité spécifique : le contraste nord-sud constitue l'un éléments les plus souvent cités de l'identité nationale vietnamienne et de ses variations. Le traité prévoit en outre que le culte chrétien et l'évangélisation soient autorisés dans tout le pays. L'engouement pour la modernité apportée par les études va cependant de pair, au sein de la jeunesse vietnamienne, avec une crise culturelle : de nombreux membres des nouvelles élites vietnamiennes se sentent souvent coupés de la réalité sociale et historique de leur pays, sans être vraiment intégrés à la communauté française qui se réserve le véritable pouvoir. La mauvaise récolte, les politiques de réquisitions des Japonais et la désorganisation des communications se conjuguent en effet pour causer, principalement dans le Nord du pays, l'une des pires famines de l'histoire du Viêt Nam, causant au bas mot plusieurs centaines de milliers — voire un million — de morts[138],[139],[140]. De nombreux militants sont envoyés au bagne de Poulo Condor[117]. L'influence des États-Unis sur Diệm est cependant moins forte qu'ils ne l'escomptent, le président sud-vietnamien jouant des rivalités entre officiels américains et se servant surtout de l'aide américaine pour renforcer son pouvoir. Nguyên Sinh Cung - alors connu sous le nom de « Nguyễn Ái Quốc » (Nguyên le Patriote), et plus tard sous celui d'Hồ chí Minh - agent de l'Internationale communiste (Komintern) en Extrême-Orient, fonde à Hong Kong, en février 1930, le Parti communiste vietnamien ; bien qu'essentiellement composé de Vietnamiens, le parti est rebaptisé à l'automne Parti communiste indochinois, afin de s'adresser à l'ensemble des indigènes de l'Indochine française. Malgré la dette de 145 milliards de dollars du Viêt Nam, le FMI reprend son assistance financière au pays. Ce n'est qu'après la signature du traité de Tianjin avec la Chine que l'amiral Rigault de Genouilly est envoyé à Tourane, où il arrive en août 1858, à la tête de 2 300 hommes, Français et Espagnols[75],[76]. En échange d'une aide militaire, la France bénéficierait de la propriété des îles de Touron (Hoi nan) et Poulo Condor ainsi que d'un droit de commerce et d'établissement[57]. Au début de 1946, la France n'a toujours pas repris le contrôle de l'intégralité du pays. J.-C., Zhao Tuo fonde la dynastie des Yue du Sud (appelée par les Vietnamiens dynastie Triệu) en se proclamant roi d'un nouvel État, le Nam Việt (Viêt du Sud ; en chinois, Nanyue). Entretemps, en Indochine, les communistes renforcent leur hégémonie politique, à la faveur notamment du retrait des troupes chinoises, qui laisse le champ libre aux troupes de Giáp pour s'installer dans différentes villes. Il tend cependant, à la fin des années 1930, à être supplanté par le Parti démocrate, qui préconise une évolution vers un statut de dominion. L'éligibilité et le suffrage sont réservés aux Français : les Annamites « sujets français » n'accèdent au suffrage que via la naturalisation, qui ne concernera jamais qu'un petit nombre de personnes dans toute l'Indochine (surtout en Cochinchine). Les Français ont les coudes plus franches pour combattre les insurrections communistes. Au fil des mois, le Việt Minh s'enhardit, sa propagande bénéficiant de la déstabilisation des sociétés rurales. Hô Chi Minh et son entourage quittent leur refuge à l'extrême nord, descendent le long du Delta[141]. En Cochinchine, le Việt Minh a plus de mal à imposer son autorité face aux autres groupes nationalistes vietnamiens, mais parvient à créer un Comité exécutif provisoire, dominé par les communistes. Malgré son développement économique, le Viêt Nam colonial demeure par ailleurs une société profondément inégalitaire : en Cochinchine, 50 % des terres sont possédées par 2,5 % de la population, qu'il s'agisse des colons, peu nombreux, ou des élites annamites qui vivent de la rente foncière. 3 - Indochine-Vietnam, « Les Collections de l'Histoire », n° 23, avril-juin 2004, pp. Le Sud Viêt Nam, entretemps, continue d'être politiquement instable. Déjà dévaluée politiquement, la monarchie vietnamienne est cette fois avilie, le fait de remplacer un père par son fils constituant en outre un viol de l'éthique confucéenne. Le vainqueur du conflit ne règne que quatre ans. Lạng Sơn tombe et des troupes japonaises débarquent dans la région de Hải Phòng. Arrivé à Hanoï, Garnier attaque la citadelle du représentant de l'empereur et s'en empare le 20 novembre. 39 Victoire Timbre De Collection. Faute d'histoire écrite, le récit de l’ethnogenèse du peuple viet se confond avec la légende. À la fin de la Deuxième République et au début du Second Empire, la campagne des missionnaires s'intensifie en France. Olivier de Puymanel contribue notamment à réorganiser l'armée des Nguyễn et Jean-Marie Dayot crée une flotte à la technique très avancée pour l'époque. À partir de mars 1965, les aviations américaine et sud-vietnamienne lancent l'opération Rolling Thunder, une campagne de bombardements massifs contre le Nord Viêt Nam, destinée à détruire les infrastructures du régime communiste et à interrompre son aide au Việt Cộng[215],[216]. Le secteur des mines et de l'industrie est dirigé par des entrepreneurs français et entièrement contrôlé par des groupes financiers français. Mais entretemps, la famille Nguyễn s'est brouillée avec les Trinh : en 1558, Nguyễn Hoàng - fils cadet de Nguyễn Kim mort en 1545 - se réfugie au Sud du pays pour échapper à la jalousie de son beau-frère Trịnh Kiểm, et obtient le gouvernement de deux provinces. À l'été 1943, son entourage prend contact simultanément avec l'OSS - les services secrets des États-Unis - et le gouvernement chinois, pour demander la libération du « délégué Hô Chi Minh », nouveau nom adopté par Nguyễn Ái Quốc. En 1945, les Japonais démantèlent l'administration française ; quelques mois plus tard, le Việt Minh, mouvement indépendantiste contrôlé par le Parti communiste indochinois de Hô Chi Minh profite de la capitulation du Japon et de l'absence totale des autorités civiles et militaires françaises dont les fonctionnaires et soldats sont tous emprisonnés pour prendre le pouvoir sur une partie du territoire et proclamer l'indépendance du Viêt Nam. Mais Phạm Văn Đồng, le représentant de Hô Chi Minh, est lui aussi obligé de faire des concessions, en partie sous la pression de Zhou Enlai qui représente la république populaire de Chine à la conférence. La taxe foncière, égale pour tous les exploitants quelle que soit la surface de leur terre, aboutit à des injustices profondes du fait de l'inégalité des surfaces. Au Nord, le site de Dong Son dans la province de Thanh Hoa, a donné son nom à une culture de la seconde moitié du dernier millénaire av. Ce mélange aurait donné naissance au peuple des Viêt, longtemps appelés en Occident Annamites, par métonymie avec l'Annam. Outre les troubles internes dus à la noblesse Lac, l'ancien Nam Viêt est également menacé de l'extérieur, par l'avancée du peuple cham établit dans le delta du Mékong. La culture de Dong Son s’éteint avec l’invasion chinoise. Ils évoquent un royaume appelé Fou-nan et décrivent ses habitants comme étant « laids et noirs, avec des cheveux frisés ». Le pays rejoint également l'ASEAN[241]. Le pays connaît alors une période d'indépendance durant plusieurs décennies mais, en 602, les Chinois en reprennent le contrôle, commençant leur troisième période de domination. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Au début du mois d'août, le gouvernement de Trần Trọng Kim, débordé par la situation catastrophique du pays, remet sa démission. Le maïs, deuxième production agricole, est également exporté. À Hong Kong, des nationalistes vietnamiens achètent des armes pour les envoyer au Đề Thám. Le gouvernement français demeure partagé entre la poursuite de la guerre et l'ouverture de négociations, qui pourraient ou non inclure le Viet Minh.