POOLER 0. Pour Hartshone (1959), la géographie est davantage une discipline idiographique où l’emphase est mis sur l’observation, la description et l’analyse des lieux et des régions. Davis and American Geography : 1880-1930 », pp. Les géographes ont toujours été mal à l’aise pour définir leur discipline par rapport à son objet, ses théories, ses méthodes et sa démarche. 99Il s’agit ensuite de définir une stratégie de recherche afin d’atteindre les objectifs que l’on s’est fixés. l’étendue de la recherche ne confère pas, ipso facto, à la problématique d’autres qualités indispensables. Utile lorsqu’un sujet ou un problème a été peu étudié ou qu’il est difficile de formuler une hypothèse initiale. est-ce une stratégie d’enquête par échantillon ? La méthode expérimentale permet de contrôler les facteurs et les processus du phénomène en cours d’étude. 83La question portant sur la nécessité ou non de modéliser ne se pose pas ; le recours à la modélisation comme étant l’une des dimensions de la formalisation est nécessaire et impérieuse. Mais qu’est-ce qu’une théorie ? HARING (L.L. 88Multiples sont les modèles en géographie : modèles de localisation et d’utilisation du sol, modèles de transport, modèles de croissance et de développement. L’objectivité absolue n’existe pas car l’analyse et l’interprétation des phénomènes résultent d’une démarche intégrant une multitude de facteurs. 35Il faut savoir que les résultats seront fonction des fondements méthodologiques, de la maturité théorique, de la position du problème et la définition des objectifs, des choix des instruments, des techniques utilisées à divers stades de la recherche. C’est le type même de l’observation scientifique où un cadre de référence ou une grille d’analyse constitue la trame de collecte de faits, d’événements ou de données. Les recherches françaises en perspective », Paris, Colloque CNRS, Section 39, 3 novembre 1997 ; le texte proposé par Madeleine Brocard et Maryvonne Le Berre est intitulé : « Modélisation et espace », pp. Un autre problème est celui du découpage géographique : à une même échelle géographique, les résultats peuvent changer si on change de découpage. 3-4 in : Modem Geography : an Encyclopedic survey/sous la direction de G.S. Elles visent pour la plupart à l’explication et à l’interprétation du monde. est-ce une « région » administrative, économique, sociale, culturelle, politique ou une « région » naturelle ? Elles sont spécifiques et ont une liaison fonctionnelle avec toutes les étapes qui la précèdent ou qui lui succèdent. le maintien d’une rigueur stricte lors de l’observation (recours à des outils et des méthodes ayant fait leur preuve par exemple dans les sciences de la nature) ; la prise en compte du statut particulier du chercheur : personne ne doit oublier que le chercheur-homme observe des hommes ; il est ainsi lui-même totalement immergé dans l’univers social. ), 1942, Guide de l’étudiant en géographie, Paris, PUF, 232 p. CHORLEY (R.J.), DUNN (A.J. Ainsi, chaque discipline privilégie une méthode. Selon Harvey (1969), coexistent plusieurs types de théories, qui se distinguent les uns des autres par leur degré de formalisation et leur niveau d’abstraction. C’est cet ensemble de procédés et de techniques qui constitue la méthodologie de la recherche ; grâce à cette méthodologie clairement énoncée, les connaissances peuvent être jugées objectivement par la communauté scientifique concernée. et al., 1990, Savoir préparer une recherche. GHIGLIONE (R.) et al., 1980, Manuel d’analyse de contenu, Paris, Colin, 159 p. (coll. 1-6. ), 1975, Distance decay in spatial interactions, Norwich, Geo Books, CATMOG, no 2, 35 p. THOMAS (R.W. MORYADAS (L.), 1975, The Geography of Movement, London : Houghton Mifflin Co, 333 p. MUCCHIELLI (A.) C’est une démarche d’exploration permettant l’étude d’un phénomène ou d’un problème dans le but de formuler des hypothèses de recherche, qui à leur tour, pourront être testées via une démarche déductive. Méthod’sup). Il existe diverses variantes de ce modèle explicatif. 33, Newbury Park : Sage Publications, 106 p. ANGERS (M.), 1992, Initiation pratique à la méthodologie des sciences humaines, Montréal : Éditions CEC collégial et universitaire, XVII, 384 p. ANSELIN (L.), 1989, What is special about spatial data ? détermination de l’échelle géographique adoptée. Elle est nécessaire et utile afin de poser les vrais problèmes ou de proposer des hypothèses ou encore de cerner les contours d’un problème particulier et de suggérer de nouvelles orientations de recherche. 2.4). Fig. La réponse est donc certainement négative dans la mesure où l’objet sur lequel travaille le chercheur est immergé comme lui, dans l’univers social. 557-576 in : Encyclopédie de géographie/sous la direction d’Antoine Bailly, Robert Ferras, D. Pumain, Paris, Economica, 1132 p. PLOT (B. LUCKMANN (T.), BERGER (P.), 1986, La construction sociale de la réalité, Paris, Méridiens Klincsieck. “Chapitre 2. 1Après quelques brefs rappels sur la démarche scientifique en général, ce deuxième chapitre évoque les principaux types de recherche existant en le nécessaire recours géographie, à la modélisation, et les diverses étapes indispensables à retenir et à franchir successivement lors de l’élaboration de tout projet de recherche. Auprès de qui ? In. 2.1. Classer les différents modèles géographiques est un exercice délicat. 2.9). BATTY (M.), 1994, « Urban models 25 years », Environment and Planning B – Planning and Design, 21 (5), pp. Il est conçu en cinq parties. [7] GOULD (P.), 1990, « Le SIDA. KUHN (T.S. Thématique Architecture, urbanisme et aménagement, Thématique Gestion, marketing et communications, Thématique Santé, médecine, sciences infirmières et service social, Par auteurs, Par personnes citées, Par mots clés. 71La recherche-action joue ainsi, en géographie, un double rôle : elle participe à une construction de la connaissance « de l’intérieur » ; elle devrait avoir un rôle de formation à l’égard du groupe concerné, étudié et impliqué tout en favorisant, si possible, un changement social voire socio-spatial (fig. ), 1968, Initiation à la recherche dans les sciences humaines, Montréal, McGraw, Hill, 425 p. TUAN Yi-Fu, 1976, « Humanistic Geography », Annals AAG (66), pp. La lecture régulière de la revue Futuribles ne peut être qu’un plus pour s’imprégner de l’intérêt de ce type d’analyse. Tremblay (1968) en suggère quelques-uns : 41Certes l’objectivité en sciences sociales est tout à fait souhaitable et nécessaire mais peut-elle l’être au même titre que dans les sciences naturelles ? Expliquer les caractéristiques de la démarche scientifique en sciences humaines. Les personnes sont des sujets qui s’auto-analysent et avec qui on collabore. 17L’observation intuitive n’est sans doute pas à rejeter systématiquement mais elle doit être maniée avec prudence et, dans tous les cas de figures, de façon seconde par rapport à l’observation scientifique. Construire une théorie, c’est traduire la réalité ou une partie de la réalité d’une façon abstraite, spéculative (cf. méthode analytique (décomposition de l’objet d’étude en allant du plus complexe au plus simple). L’interprétation des deux discours éclaire l’historique des aménagements en montagne et certaines des raisons de l’aménagement spatial réalisé. Toute démarche de recherche comporte une dimension évolutive ou cyclique de la recherche comme le montre R. Quivy et L. Van Campenhoudt (1988) dans le schéma suivant. De là, on peut opérationnaliser le concept en créant un ou plusieurs indicateurs (quantitatifs ou qualitatifs) qui sont « ... des données observables permettant d’appréhender les dimensions, la présence ou l’absence de tel attribut dans la réalité étudiée » (Grawitz, 1994, p. 336). 9.1). Elle s’intéresse aux particularités des lieux, à leurs caractéristiques uniques... Quant à la conception nomothétique, elle recherche des similitudes et des proximités. PILE (S.), 1993, « Human agency and human geography revisited : a critique of new models of the self », Transaction Institute of British Geographers, 18 (1), pp. Sciences humaines, Actes de la recherche en sciences sociales, Etudes rurales, Géographie Economie Société Biofutur, Cahiers de nutrition et de diététique, Nature Sciences Sociétés, Phytoma, Recherche agronomique suisse Formulation d’un sujet, recherche documentaire et déter... Chapitre 3. 2 Tout apprenti-chercheur se reportera avec profit à la publication suivante : Concepts et construits dans la géographie contemporaine, 1978, Avignon, Géopoint 78, 264 p. Il lira notamment avec attention le texte de C. Raffestin (p. 55) qui aborde notions, concepts et construits. analyse des types d’habitats en termes de localisation, d’accessibilité, d’éloignement du centre urbain... ; mais en parallèle, analyse également du pourquoi et du comment de l’extension de ce type d’habitat dans les années 1970-1980, en rapport avec des valeurs en profond changement (les mythes de la campagne et de la nature, la montée de l’individualisme...). Souvent, la collecte de données se fait à partir de sources secondaires comme les recensements nationaux ou à partir de sources primaires comme les enquêtes, les entrevues, les sondages ou les deux à la fois. ». Haring et J.F. D’autres, comme les géographes Chorley (1929) et Haggett (1933) pensent que la vision nomothétique est la perspective ou la démarche la plus productive pour la discipline. Toutefois, cette vision ou perspective sera contestée par d’autres courants de pensée, particulièrement par les courants radical, béhavioriste et humaniste : au-delà d’une démarche scientifique classique qu’ils ne réfutent pas sur le fond, ces courants privilégient la recherche du sens qu’ont les formes spatiales, dans un contexte idéologique donné. U.). Géographie). 24C’est la réunion d’un ensemble de lois concernant un phénomène donné en un corps explicatif global et synthétique. À titre d’exemple, le paysage peut éventuellement constituer un fait. 127-154. ), 1985, A Short History of Geomorphology, Totowa, N.J., Barnes and Noble. La première façon est d’étudier transversalement un phénomène. La méthode est constituée d’étapes et de procédures permettant d’appréhender la réalité ou du moins une partie de la réalité. 2.4 Exemple d’une démarche par exploration, Fig. ƸÖѕð•F!ð£Lñ­yQøΓ´ª¨TLː9÷ ´¤1‹ý«sF ©_£¥Î܄gÑ°„8©Á:{µx=I µI€×Øc. Constructions logiques, schémas conceptuels, constituent les démarches d’une pensée avant tout déductive (Grawitz, 1993, p. 15). ), A practical guide to behavioral research : tools and techniques, New York, Oxford University Press, 297 p. TAYLOR (P.J. Toute la démarche est essentiellement une construction intellectuelle cohérente et logique. En thèse, que ce soit troisième cycle ou doctorat, la définition de la problématique présente l’axe principal qui cadre la recherche. La recherche scientifique : utilisatio… Ainsi, faut-il décrire un état de la question, d’une façon intégrée et synthétique, des travaux les plus pertinents et les plus importants. Il illustre la structure d’un phénomène particulier avec sa logique propre ou permet la formalisation d’une partie de la réalité concrète pour mieux la comprendre. Hägerstrand, quant à lui, distingue quatre phases dans la diffusion d’une innovation. si l’étude permettra d’affiner les concepts ? 124Parfois, il est pertinent de réfléchir simultanément à plusieurs échelles : micro, méso et macro. 311-326 in : Encyclopédie de géographie/sous la direction d’Antoine Bailly, Robert Ferras et D. Pumain, Paris, Economica, 1132 p. FERREOL (G.), SCHLACTHER (D.), 1995, Dictionnaire des techniques quantitatives appliquées aux sciences économiques et sociales, Paris, A. Colin, 399 p. (Coll. Tester des hypothèses, des modèles ou des théories et les confronter à la réalité. l’étudier sur une période plus ou moins longue. ; 3271). 61En géographie, comme dans les autres sciences sociales, plusieurs conceptions méthodologiques se sont manifestées dès l’origine : il en est ainsi de la nette distinction entre le rationalisme et l’empirisme. Représenté par David Bloor, Barry Barnes et Bruno Latour, ce courant d’anthropologie des sciences est parfois qualifié de relativiste. C’est une démarche qui a pour but l’explication. Gumuchian, H., & Marois, C. 2000. Adresse : 3744 rue Jean-Brillant bureau 6310 QC, H3T 1P1 Montréal Canada. Grawitz (1993) définit une méthode « comme l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle poursuit, les démontre, les vérifie » (p. 301). définition de la région d’étude et justification du découpage géographique retenu. la maîtrise d’outils permettant le recueil des données à étudier. ), 1989, Introduction aux méthodes des sciences sociales, Toulouse, Privat, 2e édition, 240 p. [4] GUÉRIN (J-P), GUMUCHIAN (H.), DEL VIGNA (C.), 1977, « Les mythologies de la montagne, étude comparée de deux corpus de textes publicitaires (application de la méthode AAD 75) », Revue de Géographie Alpine, Tome LXV, fasc. FRAGNIERE (J.P.), 1986, Comment réussir un mémoire ?, Paris, Dunod, 142 p. FRAZIER (J.W. À titre d’exemple, il est conseillé de se reporter aux travaux de Peter Gould sur la diffusion du SIDA aux États-Unis [7]. ), DUCLOS (D.), 1996, Les sondages d’opinion, Paris, La Découverte, 123 p. (Repères ; 38). Disponible sur En géographie, c’est une pratique généralisée mais souvent critiquée par les géographes eux-mêmes. 50C’est un raisonnement basé sur la recherche de généralisations à partir de quelques cas ou de la totalité d’une population. 3Le recours au terme de « scientifique » nécessite d’évoquer, même rapidement, ce que l’on entend derrière l’expression de « recherche scientifique » et donc derrière le terme de « science ». BECKINSALE (R.P. « la production de nouvelles connaissances pour mieux comprendre l’espace » (Brocard, Le Berre, 1997) : étude des localisations et formes spatiales, étude des dynamiques spatiales et temporelles des formes reconnues ; l’aide à la réflexion dans une optique d’aide à la décision, notamment en matière de développement, d’environnement et de gestion des territoires ; théories qui rassemblent un ensemble de théories ; théories « déductives » : ayant une structure formelle complète avec des axiomes et des étapes bien définies ; théories quasi déductives : théories incomplètes ; théories incomplètes : théories spéculatives n’ayant pas été confrontées à la réalité. Les méthodes sont neutres par rapport aux valeurs. Coïncident-elles avec des limites administratives ? Dans un souci didactique, les diverses réflexions initiales et étapes à respecter seront présentées ici de manière linéaire ; il est entendu, à nouveau, que dans la pratique de recherche elle-même, il en va rarement ainsi, les étapes d’une recherche s’interpénétrant et s’enrichissant mutuellement. 3, Newbury Park, Sage Publications, 96 p. BARBIER (R.), 1996, La recherche-action, Paris, Anthropos, 112 p. (Poche Ethno-sociologie). BLALOCK (H.M. Jr.), 1984, Basic Dilemmas in the Social Sciences, Beverly Hills, Sage. 1 Quelques grandes figures de l’épistémologieExtrait de Sciences Humaines, no 80, février 1998, p. 18. La place centrale occupée par la description, le recours systématique au diagnostic (spatial ou territorial), l’attrait pour l’état des lieux en sont autant de manifestations. To cite Définition de la « région » d’étude et justification du découpage géographique, 2.6.2.2. Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque/établissement d’acquérir un ou plusieurs livres publié(s) sur OpenEdition Books.N'hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées :OpenEdition - Service Freemiumaccess@openedition.org22 rue John Maynard Keynes Bat. Fig. ), 1978, Human geography: theories and their applications, Oxford, Oxford University Press, 180 p. CHOLLEY (A. La démarche scientifique en géographie”. La démarche déductive est souvent une démarche explicative : « Elle élabore une construction théorique des processus qu’elle présume explicatifs du monde réel et elle la confronte avec la réalité afin d’en vérifier la validité » (Bailly et Béguin, 1994, p. 20). construction du questionnaire : structure générale du questionnaire. Vérifiez si votre institution a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books. À titre d’exemple, le concept de territoire né voici plus d’un demi-siècle en éthologie constitue un cas parlant de concept ayant migré au travers de diverses sciences (anthropologie, psycho-sociologie, sociologie) avant d’atteindre la géographie (Le Berre, 1991) au cours de la dernière décennie et de s’y ancrer solidement. La préparation d’un projet de recherche exige, d’une part une réflexion conceptuelle et théorique sur le sujet, d’autre part, la conception d’un cadre méthodologique. L’organisation spatiale qui en résulte est la suivante : « ... la ville la plus grande, dispensatrice des biens de tous les niveaux, se situe au centre, entourée de centres moyens, eux-mêmes entourés de centres nouveaux inférieurs, selon toute hiérarchie régulière de centres et d’aires emboîtés de services, le nombre de centres de même niveau étant d’autant plus élevé que le niveau est bas » (Cosinchi et Racine in Bailly et al., 1984, p. 89). ), 1989, Introduction aux méthodes des sciences sociales, Toulouse, Privat, 2e édition, 240 p. LOUVEAUX (F.V. On peut étudier un problème de deux façons. Montréal : Presses de l’Université de Montréal, 2000 (généré le 06 janvier 2021). Comparaisons entre démarche déductive et démarche inductive, Tester les relations entre deux ou plusieurs événements pour illustrer un processus théorique. La détermination de la période d’étude : s’agit-il d’une étude transversale ou d’une étude longitudinale ? Si la démarche déductive passe par la formulation d’une ou de plusieurs hypothèses, de modèles ou de théories, toute la construction de la recherche elle-même passe par des étapes plus solides et plus défendables : « ... la méthode hypothético-déductive permet de poser les problèmes au cœur même du sujet ou des systèmes, de s’appuyer sur une logique de raisonnement clairement indiquée et comprise » (Bailly et al. [8] GINZBURG (C.), 1989, Mythes, emblèmes, trace. ), 1968, Initiation à la recherche dans les sciences humaines, Montréal, McGraw Hill, 425 p. [6] CNRS, 1997, « Espace, Territoires et Sociétés. Un tel impératif ne doit en aucune manière signifier que les phases antérieures de la démarche de recherche soient sacrifiées ! La méthode ainsi définie est constituée d’un ensemble de règles qui dans le cadre d’une science donnée – la géographie pour ce qui nous concerne – sont relativement indépendantes des faits observés sur le terrain. Ces quelques rappels n’ont d’autre ambition que de mettre à plat quelques termes et expressions familiers aux étudiants depuis leur première année d’université. Selon A. Bailly et H. Béguin (1984, p. 20), « elle élabore une construction théorique des processus qu’elle présume explicatifs du monde réel et elle la confronte avec la réalité étudiée afin d’en vérifier la validité ». ), STAEHELI (L.A.), 1990, « Realism and the Practice of Geography », The Professional Geographer, 42 (1), pp. C’est une construction intellectuelle : le raisonnement est basé sur la formulation d’une hypothèse dont le contenu peut être modifié ou reformulé après avoir été éprouvé. ), 1985, The Nature of Physical Geography, London, Edward Arnold, 262 p. HAGGETT (P.), 1966, Locational Analysis in Human Geography, New York, St. Martin’s Press. Encore pourrait-on énoncer d’autres exemples de modèles ; R. Brunet (1990) propose une typologie en quatre catégories : 89On remarquera que ce terme de modèle est parfois utilisé dans des acceptions fort diverses. le modèle de localisation industrielle de Weber. Les étapes d’un projet de recherche, 2.6. Notez qu’avec ce type de recherche vous ne pouvez pas établir une relation causale entre les variables, mais seulement établir s’il y a une relation entre les variables. 27Les concepts sont à la théorie ce que les faits sont à la réalité. Rien ne permet d’affirmer que ces deux attitudes ne soient pas toutes deux nécessaires pour qui prétend appréhender une réalité socio-spatiale. Une théorie s’exprime par la formulation explicite des relations qui existent entre des concepts. Méthodologie pratique d’un projet de recherche. En d’autres mots, il s’agit de préparer une gestion rationnelle de toutes les étapes et opérations de la recherche en s’assurant de leur cohérence avec les objectifs initiaux fixés à l’amont. 2.9. Extrait de DESLAURIERS (J P), 1988.1. Selon Guermond (1984), deux démarches peuvent être identifiées en matière de conception de modèles : 90Dans la construction de tout modèle, diverses étapes sont à respecter. À propos du concept « d’espace géographique », A. Dauphiné (Bailly A. et al., 1991) note : « Le géographe peut aussi construire un espace à partir d’une théorie. En histoire géographie, en général la problématique est implicite. quels sont les objectifs de la recherche ? En effet, les résultats changent selon l’échelle géographique : c’est le problème de l’agrégation des données. Les méthodes développent des réseaux sociaux et actualisent un potentiel humain. 34La méthodologie scientifique permet la mise en œuvre des exigences théoriques et opératoires de l’observation ; elle confère ainsi aux résultats un fondement légitime. Or l’observation des faits sociaux, par exemple l’observation des rapports que les hommes entretiennent avec leur espace – la prise en compte de la territorialité des groupes – répond à une double exigence, parfois délicate à respecter : 20Cette seconde exigence dans l’observation peut se traduire pour le chercheur par deux attitudes opposées : 21– s’efforcer en toute connaissance de cause, de recourir à des techniques d’observation sophistiquées et adaptées à ses interrogations (l’outil statistique peut constituer parmi d’autres, un outil performant). Stratégies de développement des connaissances. 125Il faut déterminer l’intervalle de temps à préciser ou la situation dans le temps du problème étudié ou la situation historique de l’événement. BLALOCK (H.), 1973, Introduction à la recherche sociale, Gembloux, Éditions Duculot, 160 p. BLALOCK (H.M. Jr.), 1982, Conceptualization and Measurement in the Social Sciences, Beverly Hills, Ca., Sage Publications. La méthodologie scientifique définit entre autres, les exigences théoriques et opératoires de l’observation et confère aux résultats un fondement légitime. Comparaisons entre la science positiviste et la recherche-action. Travail de recherche et gestion du temps. Ce sont donc les façons de procéder, les modes opératoires directs mis en jeu dans le travail de recherche : 30Un accent outrancier mis sur la méthodologie peut conduire à quelques dérives que le chercheur se doit de conserver à l’esprit : 31Ces deux remarques d’ordre général ne condamnent pas pour autant – loin s’en faut – le nécessaire recours à une méthodologie clairement affirmée dans tout processus de recherche géographique. 2.5) que l’on veut tester ou confronter à la réalité afin d’en vérifier la validité. 4 La grande famille des théories de l’actionExtrait de Sciences Humaines, no 80, février 1998, p. 24En sociologie, co-existent plusieurs théories qui mettent l’action sociale au centre de l’analyse. Choisir une méthode et une technique de recherche en lien avec le problème 86La qualité d’une théorie relève d’abord de la nature des postulats de base ; puis, des règles méthodologiques qui ont mené à sa construction en ce qui concerne la conceptualisation théorique et de son « aptitude » à coller ou se rapprocher de la réalité i.e. Définir un problème de recherche. ), 1992, « Modelling Interegional Interaction : implications for Defining Functional Regions », Annals AAG, 82 (1), pp. Dans la réalité des recherches, ces modes d’analyse interfèrent entre eux. À la fin de votre Master 2, vous devez en effet prouver que vos cinq années d’études ont porté leurs fruits et que vous êtes capable de mener des recherches de manière autonome. dans des articles de revues ou de périodiques. ), 1990, « Le géographe et l’ordinateur », Travaux-Institut de Géographie de Reims, 79-80, pp. 2.8. Premier cycle). Il en va de même d’un paysage urbain ou rural, quel que soit son degré d’urbanité ou de ruralité ! La méthode scientifique 2.1.1. 77Encore trop peu présente en géographie, sans doute par manques cumulés de rigueur, d’outils et d’audace, l’analyse prospective vise à faire autre chose que la simple prolongation de tendances ; il s’agit bien plutôt d’imaginer des scénarios bâtis sur des hypothèses fortes et explicites. La géographie, dans sa démarche, propose-t-elle une réponse spécifique à la question du « Comment ? C’est le domaine de l’aide à la décision qui est ainsi privilégié, au sein du champ de l’aménagement. DURAND-DASTES (F.), 1991, « Les modèles en géographie » pp. consiste à retenir une grille simpliste, à trois entrées : travaux diachroniques, synchroniques ou de prospective. ), GOODCHILD (M.F. Choix de la méthode de collecte de données, 2.6.2.5. 121Définir précisément l’espace à étudier, c’est répondre aux questions suivantes : 122En géographie, le chercheur est souvent tributaire du découpage géographique proposé par des organismes de recensements nationaux. 2.2. L’objet étudié est une création de l’être humain. Méthodologie de recherche : Comprendre et maîtriser le processus de recherche Page 9 EN RÉSUMÉ â€¦. ), 1991, « Épistémologie de la géographie humaine » in : Les concepts de la géographie humaine/sous la direction d’A. Quant au passage entre le champ théorique et le terrain, lieu d’observation, on se reportera à la figure 2.2. 21-26. 120Quel est le rapport entre le sujet ou le problème de recherche et l’espace à étudier ? 2.3). Quels sont les critères permettant de juger de la valeur et de la qualité des observations ? Faire de la géographie Méthodologie de la recherche (par parcours) UE 2 - Approfondissements Enjeux environnementaux Analyse dynamique des bassins-versants Etude intégrée d'un milieu Compréhension dyn. 2.6.1. Ces relations sont supposées plausibles : elles seront alors soumises à une expérimentation contrôlée. 13Pour le modèle scientifique classique, tout réel observable constitue un fait. Cela a permis de dégager des oppositions majeures entre un discours hivernal extrêmement structuré autour de quelques thèmes (ski, soleil, station) et un discours estival moins organisé et hiérarchisé. 110Dans cette section, il faut décrire les étapes méthodologiques successives de votre recherche i.e.